La sécurité est primordiale. L’équitation n’échappe pas à la règle, bien au contraire: les risques d’accidents y sont nombreux. Pour se sécuriser au maximum, deux grands axes sont à exploiter: la connaissance éthologique des chevaux (scientifique, l’étude des comportements et besoins ) pour éviter des situations périlleuses et savoir réagir au mieux face à un partenaire dont les réactions ne sont pas celles d’un prédateur. Le deuxième élément sur lequel nous pouvons agir est le choix d’un matériel de qualité et sécurisant, permettant de protéger cavalier et cheval lorsque l’accident est inévitable ou pour éviter justement, un accident.

Nous allons développer ce deuxième point dans cet article en vous proposant une liste de matériel permettant de gagner en sécurité.

Protection du buste : elle n’est pas superflue

Les gilets de protection

On les retrouve pour la pratique du cross, ce sont des protections un peu plus complètes puisqu’elles protègent également le thorax et certaines ont même des épaulettes. Là encore, bien que certains gilets soient en mousse très dense, ils n’ont pas de réel rôle d’amortissement de la force de la chute mais protègent d’une torsion ou d’un choc avec un objet ou d’un coup de sabot, par exemple. Niveau confort, ils sont un peu plus contraignants que les coques dorsales mais les avancées technologiques les rendent de plus en plus légers, souples, respirants et agréables à porter.

AIRBAG

Les airbags

Bien que plus onéreux, ils représentent la solution la plus confortable et la plus protectrice. Sous forme d’un gilet souple, en textile ou même directement inclus dans un blouson ou une veste de concours, ils sont légers. Le cavalier attache le petit câble (qui sait se faire oublier) sortant du gilet à une attache dédiée en avant de la selle. Lors d’une chute, l’airbag se gonfle instantanément pour amortir la chute de manière très efficace. Ils protègent ainsi le rachis, le thorax et tous les organes vitaux, le coccyx ainsi que les cervicales en maintenant fermement le cou bien droit. Une vidéo très impressionnante montre même un cheval retomber sur son cavalier et rebondir sur ce dernier, qui s’en sort indemne. Ce type de chute (panache) étant d’ordinaire, extrêmement critique. Ils ne sont cependant pas (encore?) autorisés SEULS pour la pratique du cross en compétition et doivent être cumulés à un gilet de cross autorisé.

Les coques dorsales

Elles sont rigides et ne protègent que la colonne vertébrale d’un choc direct sur un élément (pierre, obstacle, barrière, tronc …) ou d’une grosse torsion mais elles n’ont pas un rôle d’amortisseur et ne protègent pas réellement contre “l’onde de choc” déterminée par la force de la chute. En revanche, elles sont relativement confortables; ne protégeant qu’une partie du dos, la liberté de mouvement n’est pas entravée. Le +: certaines sont même sous la forme d’un débardeur très moulant, dont le dos est renforcé par la coque, une vraie seconde peau!

Une norme européenne est reconnue et testée pour les sports équestres en compétition : la norme CE EN 13158. Une norme anglaise BETA existe qui dispose de plusieurs niveaux. La norme BETA de niveau 3 (étiquette violette) correspond aux exigences de la norme européenne EN 13158 et est autorisé en compétition. Des protections à la norme EN 1621-1 ou EN 1621-2 ne sont pas adaptées ni testées pour l’équitation et sont exclusivement destinées aux motocyclistes.

Protection de la tête : l’indispensable ⛑️

LE CASQUE A ECLATÉ EN AMORTISSANT LE CHOC, SANS LUI, CELA AURAIT ÉTÉ LE CRÂNE …

On ne le répétera jamais assez, il est indispensable d’en faire usage! Même sans chute, un écart près d’un arbre, une branche imposante en travers du chemin … sans parler du cheval qui peut tomber lui même et dont les sabots peuvent heurter (ou pire) la tête du cavalier.

Pour le choix du casque: taille de la visière, couleurs, matière du revêtement … tous les goûts sont permis et le choix est large. Mais ATTENTION, quelques précautions sont tout de même à prendre en compte pour que la protection soit optimale.

La taille et la forme doivent être adaptées à votre crâne. Un casque trop petit ou qui provoque des points de pressions est à bannir. Tout comme un casque trop grand qui risquerait de tomber sur votre nez et de vous cacher la vue. Il existe suffisamment de modèles et de marques pour que vous trouviez casque à votre tête.

En cas de chute sur la tête: si le casque est abimé, déformé, changez-le ! Si aucun impact n’est visible mais que votre tête à heurté un élément, la structure interne chargée d’absorber le choc est peut-être endommagée. Il est alors fortement conseillé de le faire expertiser avant de le remettre. Beaucoup de marques proposent ce service.

Depuis le 12 aout 2017, la norme en vigueur est la norme EN 1384 : 2017, qui remplace celle édictée en 2012. Vous pouvez encore trouver des casques fabriqués sous l’ancienne certification CE EN1384:2012. Si leur date de fabrication est antérieure à Novembre 2014, ils sont conformes.

Chaussures : elles doivent être adaptées ?

AVEC OU SANS CHAPS, PREFEREZ DES BOOTS ADAPTÉES À LA PRATIQUE DE L’EQUITATION

Que vous préfériez monter en boots ou en bottes, privilégiez du matériel conçu pour la pratique de l’équitation. Outre le confort, vous gagnerez en sécurité. En effet, ces chaussures présentent une forme et un talon évitant au pied de rester bloquer dans l’étrier en cas de chute.

Pour la pratique à pied ou les soins, optez pour des chaussures impérativement fermées. Les chaussures de sécurité sont un vrai plus pour protéger vos orteils des écrasements…

Crédits photos: Elisa Levrel / Képhyre / Anaïs Berger-Hamed / Maryline Vanmackelbergh

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